Excerpt for Poet-it by Denis Heudré, available in its entirety at Smashwords

Poet it

écrignotages


SMASHWORDS EDITION

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PUBLISHED BY:

Denis Heudré on Smashwords



poet-it

Copyright © 2009 by Denis Heudré

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Au détour de la poésie, écrire des notes, des bouts de poèmes, des citations...

Denis Heudré signe ici son cinquième recueil de poésie.

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je suis de ce monde où même les arbres crèvent de leur envie d’aimer

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si un jour l’espoir vient à manquer si l’avenir venait à être rationné il te faudrait décrocher le train et tirer un trait sur tous mes lendemains

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tu t’approches, j’en perds mon alphabet de tant d’arguments

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à moins qu’à force de vérité l’incandescence de nos proses se propage vers leur ennui

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on n’est riche que de nos pas on n’est riche que de nos mains on n’est riche de rien pas même du lendemain

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les enfants de maintenant baptisés selon l’évangile de Walt Disney

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écrire : aimer les autres d’une poignée de mots

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pléonasme : crever de fin

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juger les hommes à la circonférence de leur amitié plutôt qu’à l’épaisseur de leur discours

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la regarder passer m’étreint

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St Sensuel sur Love

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à quoi sert de semer des printemps si les mots en viennent à douter d’eux-mêmes

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n’éveillez pas le printemps il dort sous la neige

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l’image de ta peau est bienvenue dans mes cahiers

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je suis fier de mes origines paysannes petites vies de petits laboureurs

je n’aurais pas aimé descendre d’un colonisateur ou d’un militaire

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quand la mer rêve de n’être qu’une de tes larmes je me dis que j’ai de la chance de me noyer dans tes yeux

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la poésie de St John a du mal à percer

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(exposition Pierre-André Benoit à l’Isle sur la Sorgue) magie de la rencontre entre les mots et la couleur rarement une exposition ne m’a envolé si haut poésie, peinture et sculpture seules vraies libertés de langage

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quand un poète passe bonheur à celui qui le rencontre

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à 17 ans je n’étais pas prêt pour te recevoir c’est maintenant que je ne suis plus sérieux

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quel dieu à créer Dieu ? en quoi peut croire un dieu ?

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la poésie enjambe les règles et saute à pieds joints dans la liberté de langage. Ses mots égratignent le quotidien et ouvrent des vues supplémentaires sur nos vies

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la poésie est un chemin blanc parsemé de petits cailloux d'encre chemin ombragé au bord de la rivière ou le poète orpaille le moindre de ses instants chemin de papier pour tout trésor

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Calinou tilou papou caillou

tiloucaille bisou dans le cou

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la page blanche n'est qu'une photo surexposée qu'il faut ré-encrer pour en percevoir les détails

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tous les jours, la mort explore tous les rouages de la vie

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le voyage envole les balustrades et creuse les sentiments. Pas les rendre plus creux mais les creuser comme on creuse l’appétit…

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un ciel de pluie pour deux. Il pleut comme précipisse

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faire s’enfuir l’absence de nos mains

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il existe une certaine consanguinité dans le poème toute aussi néfaste qu'en génétique. Il faut sans cesse soulever les couvercles et se laisser envelopper des vapeurs de poésie émanant d'auteurs inconnus aux recettes étrangères. Sans pour autant oublier la cuisine maternelle aux saveurs à peine cicatrisées. Admirer ses maîtres pour mieux s'en débarrasser. Comme le souvenir émouvant d'un chemin montré, d'une aube renouvelée

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poésie de balcon déclamée au vent lovée

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ne pas laisser flétrir la poésie

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avez vous vu le Papounet, le Papouni, le Papounou? le pape Ounet en mode « tout fou »

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mots incorrigiblement radieux

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la poésie est au départ des vagues, des rêves…

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faire naviguer la poésie…

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trop de poésie façonne une poésie essoufflée

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ce que ta main manigance en catimini éveille en moi mille émois maxi

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la montagne s’éparpille en cascades et dilapide tous ses bergers

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la solitude arpente le silence comme une aiguille dans le cadran

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un enfant n’est pas un trait d’union. L’union de deux traits ?

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dans l’effritement de l’enfance, j’errais à rebrousse-amourettes dans le ravin des certitudes comme infirme de tout rêve. Adolescence ignorance

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à l’automne, la nature perd ses verts mais garde ses rêves

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s’aperçoit-on que nos douleurs survivent dans nos cœurs bien longtemps après avoir détruit nos baisers ?

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même la météo rêve d’oliviers, d’embruns ou d’espace, de clairières de ce que lui racontent les pas

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en bas des tours, des amourettes se balbutient une intimité

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clairières de ville – rance espérance – sanglots blêmes – corps laminés

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quand je luis dis « bonjour ma petite caille » elle me répond « bonjour mon petit caillou »

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voici l’étranger qui cherche une main…

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glisser mes semelles sous l’averse comme mon corps sous les draps

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« le passé en ballot sur l’épaule », les jeunes ne comprendront pas cette phrase de chemineau

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combat de l’olivier sous le mistral, les feuilles ont choisi leur camp

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la poésie est un fil à tisser sans métier

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ne posséder qu’un cri contre les armes et qu’une larme contre les cris

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que l’avenir ne soit pas un fossé dégueulant de ronces et que nos enfants emmènent d’autres chemins à bord de leurs jours

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tes cheveux s’égouttent de lumière effilochée et leur danse éveille ton cou au miracle du frisson

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j’habite en ton cou et m’agrandis de toi

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nos cœurs encombrés de bonheur sans encombre

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de son vol transparent, l’amour nous percute pour mieux nous faire tomber

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donne ta bouche au silence, il te rendra les mots de l’âme

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temps usé se rentre d’été et trouver deux cailloux pour casser des noisettes

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à te prendre pour un miroir, ton regard ne veut plus voir

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où vais-je ainsi sans route de mes pas intérieurs dans la pénombre éparpillée de mes souvenirs ? de quel sang lointain ces mots répandus d’intime ? identité de fêlures

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maribouduné caresse du bout du nez

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aimer c’est un journal qui devient roman

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la mort ennemie de l’enfance

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l’enfant refuse la mort l’adulte s’en accommode

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on ne vient pas de cette espèce d’innocence rapiécée qu’on appelle l’enfance mais de l’accumulation de hasards tournés vers la mort

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l’orage d’un pas lourd sur l’acier des voitures c’est la fin de l’école et la pluie s’écoule sans aigrir ton regard

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m’éloigner de mes écorces intérieures

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tous ces châteaux enfouis de l’enfance nous protègent encore

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et puis ce fut la brume dégustée près de la haie un châtaignier fomentait quelque corbeau

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grisaille d’évier un arc-en-ciel suicidé

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le vent s’allonge dans la lumière du soir régal des enfants qui s’essayent une carrure

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avec toi liseron, j’en viendrais à détester les guirlandes

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rêve de crachin : s’offrir un désert

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rêve de puit : faire surgir un arc-en-ciel

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un petit nisou à Maman, tragalagalère

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rêve de paupière : changer de regard

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rêve de pont : déployer ses ailes

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prendre tes cils pour peindre les griffures du temps

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rêve d’amour : concordance des sens

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rêve de pomme : défendre son arbre comme une bonne fille

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rêve d’échelle : être du voyage

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rêve de port : partir, toujours partir

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rêve de chat : devenir poète

rêve de chien : devenir philosophe

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rêve de jardin : cueillir les enfants

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l’aquarelle a un devoir de poésie

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c’est plutôt le chapeau qui couvre ce que l’on a de plus intime : le cerveau

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le désir affleure de l’absence

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souvenirs enfancés très fort sous ma peau j’attends de naître ces mots qu’ils prennent ma place

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grandir à pas de poème dans l’anthologie de mes îles intérieures

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connecté à tous les vents du monde sans le vent sans la voix sans même le nom parfois relié connecté mais isolé

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il fait soie sur ta peau la lumière apprend ton corps comme un poème j’achèterai cher ton reflet au marché des miroirs

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du dimanche le moindre

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je me « shoote à la caillounette »

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voyages escarcelles remplis de rencontres trésors de regards et pépites de sourires trouver fortune à l’ombre d’un thé partagé

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chercher dans les mots la main la soie dont on fait l’arc-en-ciel et le vent pour mieux les envoler

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en proie au dialogue se perd le débat

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l’amour écartèle tout salut

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il n’est pas de vent pour renverser les ombres

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au jour du dernier inventaire par je ne sais quelle paupière s’en iront les larmes jamais versées avant – fierté sans doute – trop tard pour les dire alors

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– « je n’ai plus rien à me mettre » disait la phrase

– alors tu es devenue poème

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aimer c’est un poème au corps à corps

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quelle mer entend-on dans les coquillages fossilisés ?

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trouver entre les pages l’or d’une lumière pensive

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embarquer les fenêtres pour un vol lointain

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s’éveiller avec l’amour pour tout mur

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impeccable sans péché parole toltèque lumière sobre en exergue de nos vies

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poèmes costumes et leur masque de rimes

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au milieu de nos vies s’invite la maladie

au milieu de nos peurs invitons le soleil

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ne pas être maître de son véhicule émotif et se laisser happer par un poème traversé au dépourvu

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je n’ai rien pour toi que des égarements d’itinéraires artificiels

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j’arpente ton corps sans boussole et me perds dans tes envols

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faut-il s’aimer que de poussière ?

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câlin magique :

papa pouett, pouet pouet camembert

tu m'as cru, patate crue

vade retro papounas

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avoir de l’or dans les poèmes

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la danse se dissout dans tes chevilles

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donner sans rien garder pas même la mémoire du don

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avoir du gui dans la tête

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écrignoter : écrire par petites touches comme on grignote

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souffler les poèmes à la bouche

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pour toi très peu de je

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les étincelles ne connaissent pas les virages

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le poète sarcle ses pensées pour n’en garder que les plus belles fleurs

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s’aimer à foudre délier

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la poésie prend le pouls de la langue

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il n’est pas de vent que ta peau ne déshabille

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rien ne vaut un fauteuil pour voyager dans l’impossible

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quand la vie embarque trop d’eau, il n’y que l’amour pour écoper

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les mots veillent mais la nuit toutes les pages sont blanches

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et si la mer venait à imposer son nom à notre planète ?

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ce regard à l’avant-rire quand il n’est besoin de rien dire pour être heureux de cet échange

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elle, ainsi ma cime

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je te revois convoquer les floraisons et nommer chaque pétale s’échappe entre les pierres un signe du soir un éclat de terre cherche ta main

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pavoiser tes yeux de nuages bleus

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chercher une langue essartée

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auteurs scriptifs, l’envie d’écrire après avoir lu

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la liberté n’existe pas ou alors en dehors du cerveau

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le monologue a ses ratures que le lecteur ignore

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jamais la pluie ne dénombre ses larmes

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rires fredonnants des enfants

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écrire un poésie paroles n’ rock

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malices d’orties marquent ma peau

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Newquay s’est habillée de pluie les vieux anglais visières en tweed protègent leur moustache

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mots chantournés en un tournemain tournelangue tournebouche sept fois aux entournures tournevole tournedanse

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les gens me regardent et ne comprennent pas toutes ces ratures sur ce bloc sténo

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mettre fin au point final

mettre au point sa fin

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à peu dire, vrai dire

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prendre la solitude par la douceur

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caresser tes jours comme tes pieds

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un jour notre enfance traverse la rue et ne se retourne plus

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ce que j’écris de ta peau : le désir a ses reliefs que la raison ignore

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la mort éteint toute limite

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entre les pages, une belle journée

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trajet en bus comme programme télé

coupure pub à chaque arrêt

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sous le repentir un autre graph

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du bus, les fleurs de la ville passent toujours trop vite

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la neige prend velours derrière la fenêtre

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un chemin ne se referme pas sur lui-même

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as-tu mis les nuages à sécher ?

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tous les vents du monde dans la poésie

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la poésie trouve parfois mais entrouvre toujours

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il n’y a pas que les paysages pour voyager

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il n’est pas de poésie sans étincelle

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chercher dans le poème la profondeur de champ

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pour le poète le rêve est un outil de travail

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branchages de solitude obstruant le chemin

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faire danser les mots dans ce carnet à deux balles

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je me fais royaume dans l’étendue de tes bras

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jouer ses échecs à la roulette ruse

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la Terre pense avoir raté sa vie

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un avenir aux doigts crispés ?

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n’y aurait-il aucun diable à Compostelle ?

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dans ma maison d’entre les pages, ma fenêtre s’appelle poésie

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marelles marionnettes marronnier mercredi

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au mieux, ne laisse comme trace qu’un halo

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donner un coup sourd …mais aveugle ?

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je voudrais rendre les mots calleux en souvenir de mon grand-père et ces parties de domino après une vie de labours

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tous ces murs qui hurlent au jour n’ont pas de nom dans le désert

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mauve est la voix du désert dans son piège de poussière

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son chant plus haut son pas dans l’escalier et moi je tombe de mon poème

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ton pouce balaye mes lèvres tes orteils ma jambe nos souffles se réchauffent il va faire envol

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à trop aimer l’eau, le puits l’emprisonne

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les sentiments s’estompent énormément

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marcher à contresens à contremort parler à contrebouche écrire à contrepage rêver à contrenuit

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il reste encore dans tes cheveux quelques brindilles de sommeil

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comme le soleil, le poète se cherche un public

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crâne dégarni, c’est ton humour qui te sauve

poil au chauve

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je sens de l’orgueil dans la façon dont la mort nous toise

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prendre adresse de tout mot pour écrire au bon destinataire : le cœur

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petite goutte sur la vitre poussée par le vent diamant

l’enfant se reconnaît

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quelle plèvre entoure la respiration du récit ?

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au pied de ses hanches se répand le blanc

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il n’y a pas de cabine d’essayage pour mieux choisir la bonne couleur à sa vie

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à la dérive comme en amour, l’important c’est le cap

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le bébé s’élance dans la vie puis la vie élancera l’homme

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l’enfant est tombé de son lit et moi j’ai peur de mourir sur ta poitrine

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il n’est pas de passion sans amertume

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qui sera le premier à sentir l’odeur des étoiles ?

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une langue se compose une fierté par la vivacité de ses poètes

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turlututu tapatouvu turlutulu tapatoulu

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la nuit est départ de peur tu agrippes mon bras dors ainsi lovée l’amour en plus frisson

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dans le silence de la lecture ma main sur ton livre à la peau blanche

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le silence me dit « je souffre donc je suis » et je le crois

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écrire c’est réduire la distance entre soi et soi

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le jour se frotte les yeux la brume s’est étirée chacun se choisit un matin

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la mort n’est pas un monde sauvage, il n’y a plus à lutter

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l’homme a besoin de réinventer sa naissance à coups de passages dans l’attirance de la lumière

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j’aimerais bien pouvoir laisser mes enfants s’asseoir sur les marches de mon esprit

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s’il suffisait de peser les larmes pour tout savoir du chagrin

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comme marée, bonheur et mal-heures, au loin puis si proche

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s’éveiller avec l’absence qui colle au drap

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poussière, la « poésie ruse »

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intervalle bienvenu entre l’église et moi

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je déteste : Ô, Orphée, hydre, adamantin, azurs éthérés, ma muse, ma mie…

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en dimanche, l’ordi branché

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à l’écoute : Nirvana, Ben Harper, Philip Glass et Jean-Pascal Dubost avec ses bings de bidons

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fouiller la lumière

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sang – courant d’air – courant d’âme – vertige – un torrent regagne ma main –murmures aux tempes – au temps – lit-route – accotements d’âme et berges mort

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il faudrait encore plus d’artistes pour encombrer les parvis des marchands

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âme sensible : pléonasme

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autoroutes numériques : attention à l’étourdissement des yeux comme celui des oreilles dans les tunnels

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la télé nous jette sa pluie sur nos lunettes

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charme : contours du corps et cœur de l’esprit

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intra-plongée dans l’obscurité du précipice vraiment seul avec son entre-soi là où se crient les émotions

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la poésie fait repousser les chairs autour des cicatrices

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matin anonyme brouillard des grues au bras tendu se prennent pour horizon

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l’ombre de la branche sur ton visage, déjà je savais

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dans la foule la langue se dissout

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dans la neige une mariée ferait tache

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en français la mer est féminin en breton ar mor est masculin, qui a raison ?

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à la fin, le livre glissé puis plus rien

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humanité phalloïde : l’Homme est un poison pour l’Homme

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bisou tour du cou tu pars demain moins bien t’ai-je dis que je t’aimais mais le dire est-ce suffisant ? bisou tour du cou et nœud dans le ventre de te voir s’envoler la peur du noir

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l’eau ruisselle et dans son repas de poussière affole une fourmi

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il pleut sur le bleu de Sully Prudhomme devant l’église un mendiant secoue ses phrases pour être présentable tanguent les mots et dans sa main un mur passe

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pas envie d’écouter les autres, leur plainte m’est salpêtre

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s’appuyer sur les mots pour offrir une musique de soi

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les bateaux sur le flanc attendent la marée haute et le moulin de Birlot aussi. Valérie dort sur un banc allongée sur ma cuisse. J’écris mal mais c’est bon, le soleil nous réchauffe

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le vieux saule dans le chemin plus fort que la pierre

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des enfants baignent dans la vase prétexte pour embêter leur maman

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la plage s’offre au couchant, un enfant a un caillou dans sa sandalette d’autres s’essayent au ricochet

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fier comme un phare (voir le phare du Paon)

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le soleil et de la pierre autour, un bonheur

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dans le combat des marées, l’algue gagne parfois contre les chaînes et les cordages

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déjà cinq minutes après l’absence et il n’est pas de vent à ne pas chanter ma défaite

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écrire est parfois envie d’ignorance

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futurs oubliés passés à découvrir

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tout temps, dépit des circonstances

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la poésie doit faire trébucher les cerveaux

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ranger son intime dans des méandres virtuels

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ainsi je me suis mis dans ta vie dans tes bras dans tes beaux draps et dans tes mains tes lendemains dans ton chemin tes pas tes repas ton repos ta peau ta feuille d’impôts

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chercher le bleu ailleurs, en plein visage

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rien de veau à part la vache

rien n’émeu à part l’autruche

et la vache aussi

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j’écris quand tu cuisines tu écris je cuisine quand j’écris

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–TKRIPU ?

  • CHEPA

  • TMOR ?

  • CHEPU

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dans sa position le jour ne peut se permettre de revenir en arrière

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la vie est crainte de la perdre

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soubresauts élastiques d’un poulpe à la proue

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la libellule a t-elle peur du corbeau ?

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le bonheur est-il comme le soleil a trouver sa couleur dans la fuite ?

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j’observe les coquelicots associés au plaisir de mille baisers

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bouillon de viande soupe de lettres poèmes en vrac écrire à grand-mère la recette n’est pas perdue

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je me suis énervé mais c’est le ciel qui a commencé

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un pays couleur gris-guerre

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l’heure du baiser aux étoiles le dernier celui qu’on ne quittera plus

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nous ne sommes pas nos rêves

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partir, c’est rester un peu

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j’ai oublié un pourquoi dans ton regard

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la pluie, la plainte, la ville étreinte

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se retourner c’est risquer de tomber

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et si c’était nous la grisaille ?

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même au loin, le silence s’entend pareil

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ici un poète a perdu sa charrue

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les dieux ont-ils mauvaises haleine ?

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le monde s’encatastrophe dans ma télé

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y a-t-il encore une terre natale ?

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ce matin, le jour est venu en voisin

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je vous amertume

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j’ai froid sans mot

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nous, en fièvre et en os

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l’amour sans rien autour

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la poésie peut aussi ébrécher les boucliers

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ton poing levé éclipse le soleil

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nulle semonce ne vient à bout des rêves

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fais-toi les dents et mord la mort

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dernier poème avant la mer

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sais-tu fredonner tous les vents du monde ?

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la nuit toutes les pluies sont grises

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les murs flirtent avec la poésie

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amitié : clairière en bleu

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se pardonne t’on le bonheur ?

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il y a des ruisseaux qui n’atteignent jamais la mer

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Karéninamérica : Truth or Consequences, Artist’s Palette, Goldfield (ghost town), Riviere au Sable, Tuscarora Mountains, Grapevine Canyon, Emigrant Pass, Savannah

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affres soumises à conditions

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garder longtemps dans ma poche les verres polis ramassés pour les enfants le bleu surtout là où l’outremer prend tout son sens

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classer tout agrafer les souvenirs trombones à pensées élastiques pour les peurs les idées punaisées au mur poet-it collés tout retrouver

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révolte de la nonchalance contre le précipitationnisme

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le monde serait-il autre si les petits d’hommes naissaient en éclatant de rire et non de cri ?

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je sais que je ne retiendrai rien que l’écriture viendra plus tard ne rien noter laisser tout s’inscrire en désordre puis tout réarranger

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je blanc tu noire il bleu

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l’amour puisqu’il n’y a plus que ça d’ouvert

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on illumine les églises alors que cela devrait être à elles de nous éclairer

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quand je me promène dans le centre ville j’ai gardé le réflexe d’enfant de chercher à travers les fenêtres allumées des instants de vie

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faut-il écrire de la poésie à suspense pour être éditer ?

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plier le coin des pages en bas juste pour y revenir luxe du livre

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la nuit a remis son voile une étoile quelque part déshabille une mariée

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l’eau de pluie n’a de rives que la lumière

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le petit février n’est pas passé

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quel équivalent d’abécédaire ou alphabet pour les chiffres ?

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en plein lire trouver l’écrire

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« garder le calme devant la dissonance » sur la tombe de Claude Sautet

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les allées du cimetière surveillées par la tour le calme du retour en soi quelques noms connus ou non seul l’employé qui se croit guide brise l’instant : « Reggiani c’est par ici ! »

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deux bonnes sœurs à vélo avec leur voile et le gilet fluo c’est rigolo

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si ta poésie ne tient pas debout dis-toi que tu as réussi

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le soleil a tourné le verrou

vers où le soleil a tourné ?

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un chauffeur de bus au téléphone à l’arrêt avec son amour à l’arrêt

terminus

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il fait toujours froid dans un miroir

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j’ai aimé oublier

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toile cirée en veine de chêne la bassine en cuivre soleil dans la maison une tartine de pain de trois livres le sucre cristallisant tous nos regards

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garder ce que j’ai lu recopier sur un bloc les mots aimés le peu mais le bon mon anthologie pour en profiter encore quand le livre est reparti à la bibliothèque

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à l’imparfait de l’affectif j’opposai un futur simple

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tout le monde écrit son enfance quand elle est cri

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parce que passent les péripéties et restent les ratées les réticences

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40 ans pour sortir de quarantaine

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les jeunes se refusent un profil sous leur capuche

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en 2009, sur le cahier de 5ème de Héloïse :

« La poésie s’oppose à la prose. La poésie est rédigée en vers qui commencent par une majuscule et se terminent par des rimes »

comment voulez-vous…

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été convoité et tes lèvres aussi

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la poésie est ce qui nous sépare des robots

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à voir toujours plus se charge le regard

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mots flous pour idées précises

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langues africaines (donc précieuses) : wolof, swahili, haoussa, peul, afrikaans, somali,fulfuldé, sango, yoruba, ambarique, bambara, xhosa, zarma, ciluba, kongo, acholi…

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il a franchi le vent fort de tous ses cris

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le soleil a des pattes pour franchir le poème il fera beau demain

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d’un enfant sur la plage : « je ne veux pas raconter d’histoire sauf qu’il était mort »

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une plage n’est plage que si elle laisse les enfants courir sinon elle n’est que parking à bronzette

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le monde recopie ses heures sur des feuilles d’automne et le vent ramasse les copies

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j’aborde la ville par sa nuit

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coquelicots : j’aime cette idée d’insolence dans les prés

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poetry is not « .com »

la poésie n’est pas « .gouv »

poesia no es « .org »

poesie no e « .it »



poe try = « .poe »

sie

sia

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rencontres rapetissées en dating moments les fossés cachés mentis

séduction

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merci et pas seulement

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ça ou l’éternité, d’accord sur le durant

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sauter à la corde et ne jamais retomber

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un partir pas tombé même pas arraché le juste ce qu’il faut envalisé un partir à part changer l’ombre du bocal à oiseaux la clef fermée à double porte un départ vers d’autres

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je suis mon propre joug

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on meurt tous de l’avenir

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Espagne : balcons et balustres

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rond comme une note de piano

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un papillon s’est posé sur mes poèmes, on ne peut rêver plus bel hommage

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heureusement que rien ne vient cadrer ce paysage

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il y a qui se servent des livres pour tuer les mouches…

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une plume est restée accrochée à l’écorce

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la panique est une herbe

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ne pas rester à l’entrée des paupières

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il n’y a pas de couleur stérile

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on a déposé un nouveau jour au seuil de ma maison personne n’a sonné pour me prévenir je sais que cette pièce d’or il me faudra la rendre un jour

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ne pas vouloir sortir du lit la solitude frappe moins fort sous la couette

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le huitième jour, Dieu regarda sa création avec dégoût et la froissa en une boulette qu’il balança tout au fond de l’univers

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la poésie nous fait voir les jours en large et non en long

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les machines n’entendent pas les prières

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ne pas rester dans les courants d’air de l’ignorance

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les fardeaux longs des amours monocordes

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je hais les « ça va ? » automatiques et pourtant j’ai du mal à détruire ce parlé automatique bête comme un accusé de réception

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un jour sans poème est un jour non mérité

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le sommeil est un cadeau du ciel, le ciel un cadeau du soleil

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nez-nez papillon le bisou sur le front

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dans le train l’ordinateur d’en face exhale quelques vapeurs d’opéra

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les peaux les plus douces cachées

toucher pour rassurer avant la nuit

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semaison feuillaison épiaison saison

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catch’napé bagarre de câlin sans la guerre le canapé défoncé – plus possible avec le neuf – match à bisous bientôt il sera plus fort alors fini le canapé juste pour la télé le fils envolé

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avec les filles c’était plutôt catch’chatouille et catch’câlin

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épitaphe : comme si résumer la vie d'un homme en une phrase pouvait le rendre immortel


ISBN : 978-2-9537037-5-7


© Denis Heudré Tous droits réservés 2009

Reproduction interdite

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A propos de l'auteur :

Denis Heudré est né en 1963. Il publie ses poèmes surtout sur internet et dans diverses revues (La page Blanche, Nouveaux Délits, Microbe, etc.) Poet-it est son cinquième recueil de poésie.

Découvrez d'autres titres de l'auteur sur Smashwords.com :


poet-it - octobre 2009

didascalies - juillet 2008

d'un seuil ou d'ailleurs - septembre 2007

un jeu de sable - 2007


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