+ H a r m o n i e s C o l o r é e s +
S t r o f k a
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A ceux qui croient
qui ont cru ou croiront
en l'odécaphonisme.
Harmonies colorées.
| Odk iodé |
Conte de l'affolant ordinaire
Art au chevet du quotidien allité
Colonie irradiée d'ombre
Voyelles prophétiques
Symétries
Art des mots
Démographie du son
Sans démagogie
Entrez
- Orange et vert -
qu'un coran éternise
on a beau discuter de l'ivresse
qu'on range au banc des épitaphes
les faits sont là et l'eau qui coule
coule en mesure et perd son eau
l'orage éclaire nos murs vides
du sang rouillé de nos armures
rien ne pourra embellir plus
nos crans d'arrêt souillés
encore étourdi par l'impôt
du temps qu'on carillonne
le présent s'offre à nous
tellurique oméga
- Turquoise et violet -
qu'un turc viole au pistolet
les mots sont là truqués
en choeur ébène ou anthracite
moisson de tulle allée qui pend
et vire vers le rouge
dans ce silence éteint d'houblon
la vue reprend son rythme fou
tuyas de grand-mère où dort
aveugle et sourd le monde
l'iroquois joue du trombonne
tuyaux à bulles étrangères
sans que rien nous empêche
de nous dire en poète
- Rouge et jaune -
qu'un peau-rouge dépose
sur la jetée qui bouge
qui vire vers le cyan
l'océan fait son chat
bouée aux flancs
jamais le temps n'ouvre aux fées
le coeur de son pouvoir malsain
car cordou n'est point au
centre des discussions
sur l'étagère d'un lybien
un poisson perdu dans le vague
mesurait depuis son bocal
l'ampleur du désastre
- Marron et gris -
qu'un rendez-vous prie
abstrait sans vigueur
l'homme est au coeur du rien
larron de ses tuants microbes
machin bidule et chose
mais quand le son survient
musique et affrontement
nourriture terrestre
il reprend son bien
le souffle affleure
barrons d'un trait vif
la prose rubiconde
et voguons
- Bleu foncé pourpre -
qu'un bleu dénonce
le quatrain s'élance au son
d'une épique redondance
car au pays du songe
on mange avec nos pieds
le rond écourtant la vis
je ponce et prie pour nos âmes
un trêfle à six feuilles
est entré dans mon coeur
tomate en pleine crue
notre visage est éteint
l'aorte dérive vers un
piéton qui passe au vert
- Vert pâle et blanc -
qu'un coup ternit de beige
l'espace est plein de nous
nous ne sommes qu'un
remous épars divers
couverts d'un châle
la libellule étend son cou
pour sentir la fleur élue
rien n'est plus beau
mais l'on court
l'écho du temps fond dans la neige
et l'on bout de sentir l'ivresse
nous réchauffer soudain l'hiver
un dernier pour la route
- Rose et bleu ciel -
qu'on ose élancer
il nous faut parler enfin
de l'arc-en-ciel du monde
et de l'orage qui gronde
en mon sein
mangeons les bouts d'os
nos orteils et nos bouches
les groseilles du marché
le temps passe couleur miel
voyez si l'on pense à plus loin
si le jet éclate au son du coq
l'horizon se couvre d'or
rose et bleu ciel
samedi 28 août. 02:22
+ Palette +
Orange et vert .......................................... page 2
Turquoise et violet ................................... page 3
Rouge et jaune ......................................... page 4
Bleu foncé pourpre ................................... page 5
Vert pâle et blanc ...................................... page 6
Marron et rose …....................................... page 7
Rose et bleu ciel ….................................... page 8
Str+fka , puma de plume.
…................. mise en page : Open Office ...................
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